Pantin prépare la Prévert parade

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A Banlieues Bleues, le 23 mars, pour la Prévert parade, le magicien de la voix André Minvielle rejoint le quintet de jazz actuel Papanosh (Photo Minvielle (chapeau) & Papanosh – Prévert Parade © Laetita Mérigot). Projet commun : sortir de l’école, mains dans les mains, en procession, précédés par l’esprit du poète Jacques Prévert. Les six musiciens ont réussi à tourner à leur sauce la langue unique du titi parigot mille fois dans leurs bouches, comme en témoigne le CD Prévert parade sorti fin janvier. Et à sortir un enchantement. L’affaire s’est nouée au cours de deux formidables manifestations. Les lurons se sont rencontrés au festival d’Uzeste; se sont plu; ont rodé la complicité au festival de Mens. A Pantin, la fine équipe (attendons-nous au meilleur…), cherchera à associer le public à leur jeu. J’ai assisté à des précédents concerts de Minvielle et de Papanosh. Les talents sont communicatifs. Chacun maîtrise l’art de provoquer la participation des salles. Et surtout, la connivence fuse. Par quel miracle, le collectif rouennais et le vocalchimiste s’entendent-ils aussi bien? Pour découvrir la recette, j’ai contacté deux des maîtres-cuisiners (Attention : ne pas les taxer de chefs…)!

INTERVIEW croisée

André Minvielle / Raphaël Quenehen (Papanosh)

La Prévert Parade, un rapport avec le centenaire de Boris Vian, son voisin de palier au-dessus du Moulin Rouge?

André Minvielle : Non. Néanmoins ça aurait pu. Un excellent voisinage!

Raphaël Quenehen : Prévert aurait 120 ans cette année. Grosse fête dans l’immeuble en perspective.

    Comment naît l’idée du spectacle?

    André Minvielle : Tout est parti du texte « Etranges étrangers »… Chemin faisant mon projet «Suivez l’accent», j’ai croisé la personne de Fellag, magnifique acteur, humoriste, écrivain algérien. Nous avons partagé quelques temps un bout de scène ensemble, musique et théâtre. Il m’a fait passer ce premier texte de Prévert que je ne connaissais pas : «Etranges étrangers». J’ai mis en musique le poème. En solo. Les Ayants-droits de Prévert, en la personne d’Eugénie Bachelot-Prévert, m’ont encouragé à continuer. A Uzeste – au mois d’août (au moi doute) – pendant la Hestejada de las Arts de la Compagnie Lubat, nous nous sommes croisés, les Papanosh et moi. On a commencé par faire danser le monde ensemble : je crois qu’à ce moment-là, on a trouvé un terrain fertile de créolisation, d’échanges de savoirs. En écho aux propositions d’Eugénie Bachelot, nous avons repris des poèmes inédits (pour partie) du grand Jacques et créé ensemble l’écrin à cette écriture. Tous et chacun..

    En quoi la préparation en amont diffère-t-elle de celle des trois concerts précédents à Banlieues Bleues ?

    Raphaël Quenehen : l’élaboration de ce spectacle s’apparenterait davantage à la toute première création de Papanosh pour le festival Banlieues Bleues en 2014, Oh Yeah Ho, avec Fidel Fourneyron et Roy Nathanson. Nous sommes partis d’un répertoire comme terrain de jeu et d’exploration, la musique de Mingus ou les textes de Prévert. Dans les deux cas le propos devient autant politique que poétique : il s’agit d’en faire une relecture collective, subjective et actuelle. Pour Prévert Parade, André nous a poussés à donner de la voix. Nous l’avons embarqué dans notre écriture papanoshienne : chacun a fait un pas de côté. La parade s’est mise en branle comme ça !

    Avez-vous un thème défini?

    André Minvielle : Pour ma part c’est prendre référence au groupe Octobre. Je connaissais le Prévert d’En sortant de l’école. Pas celui d’avant 1936, celui du groupe Octobre. Que l’on se souvienne. En plein mouvements sociaux, le théâtre ouvrier fait son apparition. Périodes de grandes souffrances au travail. Grèves… On intervient dans les usines occupées. Nombre de comédiens se regroupent pour « interpréter » la société telle qu’elle bouge, telle qu’elle se révolte. En performances en manif-estivités , en pièces diverses et variées. On a besoin d’auteur, des auteurs. Le Groupe Octobre sollicite Prévert afin qu’il écrive pour ce petit groupe de passionnés. Parmi eux l’on trouve Maurice Bacqué, Raymond Bussières ou encore Jean Louis Barrault…

    Raphaël Quenehen : oui Octobre est notre porte d’entrée (même si nous avons pris des textes majoritairement postérieurs). Avec ce que nous avons en partage – le bal, raconter des histoires, l’improvisation et, évidemment, notre pratique de la mêlée uzestoise – nous avons voulu construire une forme spectaculaire de concert. Un concert où chacun prend la parole. Où chacun devient responsable de ce que l’on produit collectivement, public compris.

    Comment s’intégrent, dans la Prévert Parade démesure, jaillissements, magie, jeux d’enfants propres à Minvielle?

    Raphaël Quenehen : c’est drôle parce que les traits caractéristiques de la poésie de Prévert, reviennent à des choses que l’on cultive avec Papanosh depuis longtemps : une musique de ruptures de tons, excessive (souvent), très joueuse. Quand nous faisions le bal, André se montrait époustouflant d’énergie. Riche en permanence de propositions rythmiques et mélodiques. Le bal se révèle un super terrain de jeu pour s’apprivoiser mutuellement : une expérience très excitante de se lancer dans une création avec lui. Quand nous avons commencé à écrire avec André, nous avons cherché des couleurs et des situations comme pour constituer un album d’images. Pas des images d’Épinal. Plutôt des images animées, dont nous pourrions nous échapper à notre guise (on ne se gêne pas). Après, André devait être au collège quand on était en primaire, alors il a un peu d’avance sur nous en matière d’école buissonnière !

    Quel engagement social et politique partagent Papanosh et Minvielle?

    André Minvielle : Pour ma part celui de mettre en commun des forces vives, des formes et des projets à travers nos deux structures associatives : Les Vibrants Défricheurs (Rouen) pour Papanosh – Les Chaudrons (Pau) Minvielle et le projet Suivez l’accent . Ce dernier m’a permis de créer et de jouer à travers les variations d’une langue. Entre langue d’òc et langue d’oil : « nul n’est censé ignorer la Loire » !! N’oublions pas : Prévert incarne l’accent « titi » des faubourgs et de la ceinture de Paris ! Décentralisation !! Je dirais même pour moi, avec mon accent du Sud-Ouest : déterritorialisation !!

Raphaël Quenehen : j’ajouterais ceci – nous avons en commun le goût des autres, des répertoires et des archives. André suit les accents et se balade avec sa Main-vielle-à- roue avec laquelle il projette et «interprète» de vieux films super 8 que lui confient les gens. De notre côté nous collectons les récits, des danses et des chants dans des ateliers nombreux. Nous les malaxons avec ceux qui nous les transmettent pour que le tout nous raconte quelque chose d’aujourd’hui. C’est de la culture extensive.

    Quel message, quel partage , quelle intention avec le public dans la Prévert Parade?

    Raphaël Quenehen : le message ? We are aliiiiiiive. Ne devenons pas des Frankenstein.

    André Minvielle : Pas de message spécial. Juste : vous ne trouvez pas qu’il y a des ressemblances avec notre épique époque de « Gil et John » ? Quand Prévert écrit « Citroën » pendant les grèves de l’usine en 1933, on pourrait y substituer aujourd’hui, Lubrizol ou autre Monsanto et bien d’autres enseignes et multi-nationales paradi-fiscalisées d’aujourd’hui. Non ?

    La forte influence de Mingus persiste-t-elle dans les compositions de Papanosh ?

    Raphaël Quenehen : Évidemment ! Le groove, les collages, le cri… Mingus nous suit partout. Ou l’inverse, peut être.

    On pense à l’enfance avec Prévert : davantage d’improvisation dans le programme?

    André Minvielle : GO ! Tout de GO !!

    Raphaël Quenehen : Prévert Parade, c’est un après-midi au parc, tout peut arriver.

    Pas de chef chez Papanosh : ca va avec la forte personnalité de Minvielle change-t-elle le concept ?

    André Minvielle : Si je peux répondre à cette question, je n’ai jamais aimé les chefs. Eventuellement l’expression « de son propre chef » me convient. Prendre ses responsabilités. Au rugby, que j’ai pratiqué il y a des fondamentaux : « La permissivité de la charge, l’incertitude du combat et le libre arbitre du pratiquant ». Je n’aime pas non plus les « planqués » du style : « je ne fais pas de politique »… On n’est jamais neutre !!!

    Raphaël Quenehen : on a l’habitude de bosser sans chef, en effet. En revanche, pas de nous taire. André ajoute une (belle) voix dans nos délibérations. La création collective, ça tiraille fort. A l’arrivée, toutefois, quand les désirs se conjuguent, le résultat devient extrêmement puissant. On en est tout déplacé !

Propos recueillis (mails) par Bruno Pfeiffer

CD

Papanosh & André Minvielle, Prévert Parade ( La C.A.D. /Label Vibrant / L’Autre Distribution )

CONCERTS

– Le mardi 24 mars @ La Dynamo de Banlieues Bleues, Pantin (93), 37e festival Banlieues Bleues

– Le samedi 25 avril / Amphithéâtre Thomas Narcéjac / Pornic / 44

Mercredi 20 mai / jazz dans le bocage / Tronget / 03

– Le vendredi 2 octobre / Jazzdor / Strasbourg / 67

LES DERNIERS CONCERTS DE L’HIVER (et du PRINTEMPS 2020)

Médéric Collignon (photo ci-dessous) le 14 mars au Triton (Les Lilas), en trio avec Louis Sclavis et Michel Portal. Le scatteur-cornettiste de génie, pour notre félicité, multiplie les dates – et les configurations – au printemps. Sautez sur l’occasion : Médo le vaut. On ne vous dévoile que celles-ci :

-17 mars : 30 ans du MégaOctet d’Andy Emler au Gymnase de Marseille

-19 mars : duo avec Jean-François Zygel à la Halle-aux-Grains de Toulouse

-1er mai : avec Yvan Robilliard/Stéphane Kerecki/François Moreau – Voyage avec les compositions de Miles Davis (entre Fran-Dance et Violet, en passant par Tout de Suite...) au Chorus (Lausanne, Suisse).

-2 mai : les mêmes au Sunside (Paris)

-19 mai : duo avec Kaori Ito (danse) au Musée de Cluny

-29 mai : Jus de Bocse + Pumpkin au Triton (Hip-Hop Tout sAmplement)!

-30 mai : Jus de Bocse au Château d’Eymet, Dordogne (Hip-Hop Tout sAmplement)!

  • Aimez-Moi, le spectacle de l’interprète-musicienne Kloé Lang, du 31 janvier au 29 février – Vendredis + Samedis à 21h – au Théâtre des Déchargeurs, Paris 1er : 100m de Châtelet (Salle La Bohème). Au programme, Janis Joplin et Barbara. Arrangements Michael Wookey.
  • Contrebrassens En février et mars, tous les lundis, à 19h – et les mardis, à 21h – au studio Hébertot. Le récital de la contrebassiste Pauline Dupuy qui chante Georges Brassens avec un quartet guitare + cuivres. Régénérant en diable, comme du miel frais dans le café du matin. C’est nouveau dans le genre, fragile, délicieux, émouvant, costaud : on prédit l’inverse de la mauvaise réputation aux interprétations troublantes de Mademoiselle Dupuy.
  • Daniel Erdmann et Théo Ceccaldi le 15 février à l’Atelier du Plateau (Paris, 20h). Erdmann, un saxophoniste ténor et soprano immense, tient le haut du pavé. L’Académie du Jazz vient de lui décerner mi-janvier, le Prix 2020 du Jazz européen. Mérité! Les artistes se produiront dans la petite salle cosy du XIXe, à quelques mètres du Métro BUTTES-CHAUMONT. Le violoniste inspiré Théo Ceccaldi survole le jazz actuel. On se lèche déjà les oreilles, car l’on attend beaucoup de la complicité, de l’énergie – et du lyrisme – des deux géants. Prochaines dates dans cette configuration : 21/02 : Darmstadt (Allemagne) Jazzinstitut – 13/04 : Stuttgart (Allemagne) Theaterhaus Jazztage – 05/05 : Marburg (Allemagne) Cavete – 08/05 : Singen (Allemagne) Gems – 09/05 : Burg Vischering (Allemagne) – 18, 19, & 20/06 : Lisbon (Portugal), Hot Club – 11/07 : Thionville (Festival) – 21.07 : Toulouse (Festival) – 25.07 : Souillac (Festival).
  • Olivier Hutman/Olivier Temime quartet les vendredi 21 et samedi 22 février au Duc des Lombards. Avec le saxophoniste ténor Olivier Temime – toujours en flammes – le batteur Steve Williams – disciple de Billy Hart – et le bassiste Samuel Hubert – lyrique à souhaits – le pianiste rend un hommage attendu à la musique du disque Glass Bead Games du saxophoniste Clifford Jordan. Le disque mythique de 1974 recèle des compositions magnifiques de Cliff Jordan, Cedar Walton, Bill Lee, Sam Jones, Stanley Cowell.
  • John Surman String Project le samedi 22 février à20h30 au Studio 104 de Radio France, dans le cadre de Jazzsur le Vif . Surman (saxophones soprano etbaryton, clarinette basse) et Chris Laurence (contrebasse)joueront avec le Trans4mation String Quartet (Rita Manning-violon;Patrick Kiernan-violon; Bill Hawkes- alto; Nick Cooper-violoncelle). Ai entendu Surman au Châtelet, il y a de cela 2 ans : magnifique! En première partie, Jérôme Sabbagh GregTuohey/Group
  • Fidel Fourneyron le 28 février à L’Atelier du Plateau (Paris 19e). Les projets du tromboniste tiennent le haut du pavé depuis plusieurs années.Celui de son groupe Un Poco Loco, un hommage à Parker – CD (Ornithologie) à paraître fin février sur le label UMlaut Records – m’a emballé. Avec Geoffrey Gesser (saxophones, arrangements, clarinette) et Sébastien Beliah (contrebasse).
  • Caravaggiole 29 Février au Pan Piper (Impasse Lamier – 75011, Paris). TempusFugit, lequatrième album de la formation – Bruno Chevillon (basse &contrebasse), Eric Echampard (batterie), Benjamin de La Fuente(violon, guitare) et Samuel Sighicelli (orgue & synthés) – nous sert un gratin surchoix pimenté d’électronique, inspiré du rock,de la musique savante, du jazz. Leguitariste Serge Teyssot-Gay (ex Noir Désir – invité sur le disque), rejoindra le carrésur scène.
  • Marcus King (23 ans) à l’Alhambra de Paris (10e) le 1er mars. Le talentueux guitariste de blues électrique et de country a débuté aux Etats-Unis une tournée de soixante dix dates (Europe, Australie, Japon). Il joue l’album solo El Dorado (Fantasy Records/Universal Music), produit par Dan Auerbach (The Black Keys) : douze chansons torrides, enregistrés à Nashville. A sortir mi-janvier.
  • Chick Corea le lundi 2 mars à 20h30 en trio à La Philarmonie de Paris. On retrouve le pianiste ici aux côtés du contrebassiste Christian McBride et du batteur Brian Blade, deux pointures majeures de la scène jazz américaine. Pour un trio d’élite dont l’on peut mesurer la prestation avec Trilogy, superbe album live paru en 2013, suivi d’un Trilogy2 – tout aussi bon – paru à l’automne dernier (Universal Music). Corea en concert, c’est paradise… (Photo : Chick Corea by Cami).
  • Jean-Marc Foltz le 5 mars au Sunset pour la sortie de Wild Beasts (Vision Fugitive), fin février. On a été soulevé par la musique captivante du CD (et vu les photos de Nicolas Bruant), en juin, live à Berlin (JazzDor). Avec un quartet haut-de-gamme : Philippe Mouratoglou (guitares), Sébastien Boisseau (contrebasse), Christophe Marguet (batterie). Directeur artistique invité : Philippe Ochem. Liner Notes : Xavier Prévost.
  • Emie R Roussel (Photo Mano ci-dessous) le mercredi 11 mars au Sunside (Paris). Les compositions de la pianiste canadienne animent un trio fusionnel (Nicolas Bédard (contrebasse) – Dominic Cloutier (batterie). Ma découverte de la rentrée.
  • Pierre de Bethmann Trio les 13 et 14 mars au Sunside, pour le surprenant CD Essais/Volume 3 (Alea/Socadisc), prévu pour le 21 février. Le pianiste anime une résidence mensuelle de janvier à juin au «Sun», comme le surnomment les habitués. Cette fois, Sylvain Romano (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie), accompagneront le pianiste. Sur le CD, de La Cane de Jeanne (Brassens) à Que Sera Sera, en passant par Cyclic Episode (Sam Rivers), les impros se joueront d’airs ayant pris leur place dans les mémoires iconoclastes des artistes.
  • Andy Emler MegaOctet le samedi 14 mars à 20h00 au PAN PIPER (75011 Paris). Le MegaOctet c’est Andy Emler – piano, compositions : Claude Tchamitchian – contrebasse : Eric Echampard – batterie : François Verly – percussions : Guillaume Orti – saxophone alto : Laurent Blondiau – trompette et bugle : Anthony Caillet – euphonium : Philippe Sellam – saxophone alto : Laurent Dehors – saxophones, clarinettes, cornemuse. Invité : Nguyên Lê : guitare électrique + méga-invités surprise.
  • Debout sur le Zinc chante Boris Vian le 14 mars 2020, au Théâtre Jean-Claude Carrière de Montpellier, dans le cadre d’une vaste tournée dans la Francophonie, entamée l’été dernier. Le sextet interprète les chansons connues, d’autres inédites, dans une mise en scène bouillante, remplie de fraîcheur, le tout avec la bénédiction émue de Nicole Bertolt (Directrice du patrimoine de l’artiste) : «ces gens ont du Vian dans leur Crâne et je vous conseille de Ne pas Crever sans avoir vu leur spectacle même si vous êtes Snob». CD – Vian Debout (Productions Jacques Canetti § DSLZ/Distribution Because). Versions sensasses de Ne vous Mariez pas les Filles et de La Rue Watt.
  • Claude Tchamitchian Trio le 16 mars au Pan Piper, avec Christophe Monniot (sax) et Tom Rainey (batterie). Du surchoix,entendu au Triton en mars 2019 (Sortie du CD enregistré à La Buissonne, Poetic Power, le 14 février 2020).
  • Francis Laffon chantera le dimanche 15 mars à 18h au Forum Léo Ferré (11, rue Barbès, à Ivry-sur-Seine, à 100 m de Paris. Métro ligne 7, station Pierre et Marie Curie, ou Porte d’Ivry. Tram T3a, arrêt Porte d’Ivry). L’on se lèche les babines à revivre les épistoles, observations, vignettes et autres anecdotes de l’éditorialiste devenu auteur/compositeur/interprète. Reconversion parfaite. Promesse d’une soirée folle : en effet, Laffon enfièvre les foules. Date suivante le 10 avril à la Péniche Anako (quel bon souvenir!), 34 Quai de Loire (75019, M° Jaurès). Excellent album sorti en janvier : Babel Rochechouart (En vente à la sortie des concerts, le CD est disponible par correspondance – et par chèque – à l’adresse suivante : Benoît Kuhn/Alsace Trait d’Union, 6 rue des Alouettes,75019 PARIS).
  • RP Quartet le lundi 16 mars au Café de la Danse, pour la sortie officielle du CD Poney Jungle, sur le label Frémeaux et Associés. Les deux leaders-virtuoses de la formation manouche, Bastien Ribot (R), violon – et Edouard Pennes (P), guitare, gambadent avec félicité de Monk (audacieux Brilliant Corners ré-arrangé superbement), à la relecture du Take The A Train, de Duke. Distribuant au passage les clins d’oeil à Coltrane, Mingus, Strayhorn et Wayne Shorter. En ouverture, décoiffante composition du violoniste. La section rythmique : Rémi Oswald (guitare) et Damien Varaillon (contrebasse) complète le carré qu’on qualifierait volontiers de Quartet du Hot Club de France, revisité jazz actuel.
  • Robin Mc Kelle chantera les 16 et 17 mars au New Morning. L’artiste rendra hommage aux grandes voix qui jalonnèrent son inspiration. Emotion, art vocal – et spectacle – assurés! Album (Alterations : label Membran/Sony) prévu mi-février.
  • Dick Annegarn le 20 mars, ouvre le Festival Guitares au Beffroi de Montrouge (8e édition, du 20 au 22 mars). D’autres belles affiches, comme le Crossborder Blues, de Harrison Kennedy, Vincent Segal et Jean-Jacques Milteau, le dimanche 22 à 18h.
  • Papanosh et le vocalchimiste André Minvielle le mardi 24 mars à La Dynamo de Banlieues Bleues, (photo Laetitia Merigot ci-dessus) point d’orgue de la Tournée française qui arrose le disque Prévert Parade (La CAD/Label Vibrant/L’Autre.Distribution), à sortir fin janvier. Leur inénarrable et richissime programme secouera ce soir-là le 37e Festival de Seine-Saint-Denis. Nombreuses dates cette année, dont Jazzdor (Strasbourg), le 2 octobre. S’impose dans un monde qui s’improvise.
  • Christophe Marguet le 27 mars au Comptoir (Fontenay-sous-Bois) pour la sortie de son disque en quartet Happy Hours (L’Autre Distribution). Chaque concert, chaque disque, chaque phrase, chaque bruit du batteur-phénomène est un événement. Avec Yann Loustalot (trompette); Hélène Labarrière (contrebasse); Julien Touery (piano).
  • (Pascal Paco Guegan : photo Solène Maillet)

  • Pascal Paco Guegan le 3 avril au Triton (Les Lilas) pour son premier disque solo. Le bluesman/rocker, à l’origine du Blues Power Band, nous a gâté avec un bijou électrique. Super-découverte! Les solos volcaniques de Paco Duke : Only Dreams Come True (distribué par Inouie), nous transportent, et pas qu’un peu! Les meilleurs dans le genre blues-rock français depuis Fred Chapellier. Le virtuose de la slide (notamment), se produira aussi le 30 janvier à La Boule Noire (Paris 18e – Métro ANVERS).
  • Jon Boutellier les 3 et 4 mars au Duc des Lombards. Le second CD du saxophoniste/compositeur/arrangeur en sextet (On Both Sides of the Atlantic – GAYA Music/L’Autre Distribution) m’a scié. Dans la tradition des grands ténors. Jon Boutellier/Photo Philippe Levy-Stab
  • Gregory Privat le 21 avril au New Morning. Le trio du pianiste sort fin janvier Soley (Budham Jazz), un opus capiteux, empreint du feeling dont il détient le secret. Aussi, les 27 et 28 janvier au Duc des Lombards.
  • David Linx le 22 avril au New Morning. L’artiste qui surplombe l’art vocal européen depuis plus de vingt ans célèbrera la sortie de l’ensorcelant Skin in the Game (Cristal), cela avec des partenaires au sommet : Gregory Privat (piano) – Arnaud Dolmen (batterie) – Chris Jennings (contrebasse) – Manu Codjia (guitare, sur 5 pièces). Je relève la patte de Linx dans 13 chansons sur 13. Un appétit de compositions qui porte chance à l’ouvrage. On salue le retour aux sources réussi de l’album, un de ses meilleurs.
  • Laurent Coulondre Trio le 20 mai à la Maison des Océans, en clôture du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés (Paris). Le pianiste nous régalera (quel bon disque!) avec André Ceccarelli (batterie), et Jérémy Bruyère (contrebasse). L’Académie du Jazz vient de remettre l’auteur de Michel On My Mind – CD Hommage à Michel Petrucciani – le Prix de l’Artiste de l’année. Le musicien figure en couverture du mensuel Jazz Magazine de février (sélection des CHOCS de l’année 2019). Prochaines dates : les 27 et 28 février à Sceaux + le 20 mars à Saint-Rémy-les-Chevreuse.
  • Véronique Sanson le 4 août à Saint-Clément-des-Baleines (Ile de Ré), dans le cadre de JAZZ au PHARE. La plus grande figure féminine vivante de la chanson française, avec son orchestre. Ses concerts emballent sans fin. Cette fois, au pied du Phare des Baleines, un lieu à la mesure de son charme.