Supercoupe d’Afrique/ES Tunis-Zamalek (1-3): Désillusion espérantiste face au réalisme du Zamaleki

Le Zamalek d’Egypte, vainqueur de la coupe de la CAF, a remporté la supercoupe d’Afrique en s’imposant devant l’Espérance ST, double tenant de la Ligue des champions, sur le score de 3 à 1, vendredi soir à Doha.

Les buts ont été marqués par Youssef Ibrahim “Obama” (2), Achraf Benchargui (58, 90+5) pour le Zamalek et Abderraouf Ben Ghuit (54) pour l’Espérance ST.

C’est le 4e sacre dans la compétition de la formation égyptienne après les titres remportés en 1994, 1997 et 2003.

La formation tunisienne compte un seul titre remporté en 1995 et a disputé trois rencontres perdues en 1999 face à l’ASEC de Côte d’Ivoire, Moghreb Fès en 2012 et devant le Raja lors de la dernière édition 2020.

La formation égyptienne ceuille d’entrée à froit les “sang et or” deux minutes seulement après le coup d’envoi en prenant l’avantage par Youssef Fayed Obama. Ce dernier reprenait de la tête un centre millimétré de son coéquipier Achraf Ben Chargui qui, sur un débordement à droite, élimine facilement Sameh Derbali.

Plus frais physiquement que son adversaire, le zamalek est plus menaçant, exerçant une forte pression sur la défense espérantiste.

Obligée de se reprendre rapidement, l’Espérance qui évolue en 4-2-3-1, tente de poser son jeu et parvient à atteindre de nouveau la partie adverse grâce notamment à son côté gauche particulièrement actif.

A la 13e, le ghanéen Kwame Bunsu, pourtant bien placé, laisse échapper une énorme occasion. El Houni se déjoue du latéral droit du Zamalek et remet un ballon en retrait en direction de Bunsu à l’entrée de la surface, mais ce dernier manque le cadre.

Cinq minutes plus tard, même configuration; deuxième action rapide des sang et or sur une attaque placée, El Houni remet un deuxième ballon en retrait pour Bunsu qui voit son ballon détourné en corner par un défenseur.

A la demi-heure de jeu, l’Espérance obtient un très bon coup franc à l’entrée de la surface adverse mal tiré par le capitaine Khalil Chammam.

Face au réveil de l’Espérance, le Zamalek essaie de se réorganiser. Les transitions rapides opérées par les coéquipiers de Ferjani Sassi permettent à l’équipe de se projeter rapidement vers l’avant. Ils se procurent même une occasion pour doubler la mise à la 39e sur un contre, mais le ballon d’Ahmed Sayed a été contré par Ilyes chetti.

Toujours menaçant et sur un autre contre, Mustapha Mohamed voit son tir bloqué par ben Cherifia. Le ballon qui échoue devant Ben Chargui, mais sa reprise en demi-volée rate le cadre.

L’arbitre Victor Gomez siffle la fin de cette première mi-temps dominée par les égyptiens.

A la reprise, déterminés à renverser la vapeur, les protégés de Mouine Chaabani se lancent directement vers l’attaque. Au bout de deux actions rapides successives, la défense zamalkaouie est poussée à la faute et l’Espérance obtient un pénalty transformé par Abderraouf Ben Ghuith à la 54e.

Ce score de parité n’aura pas duré longtemps. A peine quatre minutes passées, le milieu espérantiste, Kwame Bunsu pas très en forme depuis son retour de blessure, perd un précieux ballon au profit du dangereux latéral égyptien Ben Chargui qui gagne quelques mètres avant de placer un tir que le gardien Ben Cherifia ne parvient pas à stopper, redonnant l’avantage à son équipe.
La domination tactique des zamalkaouis se confirme au fil des minutes.

Le coach des sang et or, décide enfin de remplacer à la 60e Bunsu par un deuxième attaquant, en lançant Taha Yassine Khénissi.

Avec l’ambition de donner davantage de profondeur à son attaque, Chaabani lance également, dans la foulé, Fedi Ben Choug à la place d’Ibrahim Ouattara et le jeune Mohamed Ali Ben Hammouda à la place de Bilel Ben Saha.

Ben Hammouda, lancé en guise de dernier recours avec l’approche de la fin du match, l’attaque espérantiste devient plus pesante sur la défense zamalkaouie. Ben Hammouda se voit même refuser un but de la tête à la 87e par l’arbitre sud-africain pour un coup franc très discutable.

Et alors que les sang et or pressent l’adversaire dans sa zone, le réalisme de la formation égyptienne a fait de nouveau la différence. Dans les arrêts de jeu, Ben Chargui scelle définitivement le sort du match en inscrivant le troisième but des égyptiens sur un contre rapide et un caviar servi par l’international tunisien Ferjani Sassi.

Le Zamalek s’offre ainsi un quatrième titre mérité, alors que la chance tourne toujours le dos au représentant du football tunisien, pour la deuxième édition de suite, après avoir échoué lors de deux autres éditions, contre une seule consécration.

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