Coronavirus : le nombre de cas recensés en France grimpe à 38

world top buzz

worldtopbuzz.com

Le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus a connu une «une augmentation sensible» en France a indiqué ce jeudi soir lors d’un point presse, le ministre de la Santé, Olivier Véran. Il s’agit d’un doublement, avec 38 cas confirmés contre 18 la veille. D’autres investigations sont «toujours en cours» et sont «susceptibles de faire évoluer ce bilan» a souligné le ministre. Parmi les personnes touchées, figure «un regroupement de 12 cas» lié aux deux malades identifiés dans l’Oise.

Cette évolution de la situation a sans doute incité les pouvoirs publics à prendre des mesures de confinement, qui touchent désormais des centaines de personnes, pour tenter de contenir au maximum la propagation du Covid-19 en France. Ainsi près de 200 personnes (infirmières, aides soignants, médecins, agents d’entretien, équipes du Smur, des personnels des urgences…) travaillant dans les hôpitaux de Compiègne et de Creil, sont tenues de rester chez elles, par mesure de précaution.

À lire aussiCovid-19 : y a-t-il une pénurie de masques de protection ?

Deux patients infectés par le coronavirus, avaient séjourné dans ces deux établissements hospitaliers du département de l’Oise. A Creil, avait été admis cet enseignant âgé de 60 ans, qui est décédé dans la nuit de mardi à mercredi. Mais selon nos informations, l’homme serait mort d’une embolie pulmonaire, a priori sans rapport avec le Codiv-19 dont il était porteur. Elle a été provoquée paradoxalement par son hospitalisation : il arrive que des malades alités pendant plusieurs jours décèdent d’une embolie favorisée par l’absence de mouvements physiques. A Creil comme à Compiègne, les agents concernés qui ont eu des contacts avec les deux malades, vont faire l’objet de contrôles pendant leur période d’isolement.

La mesure n’est pas sans conséquence pour le fonctionnement des deux hôpitaux. A Creil, «90% du personnel de réanimation, qui compte 15 lits, est confiné», a déclaré à l’AFP, Corinne Delys, représentante CGT de l’établissement. Du coup, l’Agence régionale de santé a fermé, jusqu’au 10 mars, le service de réanimation pour adultes et l’unité de soins continus. A Compiègne, le service de réanimation continue à fonctionner, mais avec une capacité de six lits au lieu de quinze habituellement.

À lire aussiLa grippe saisonnière est-elle plus «mortelle» que le Covid-19 ?

Le confinement a aussi été décidé pour 364 étudiants de Sciences-Po, qui sont rentrés de séjours dans des pays considérés à risque : Chine, Singapour, Corée du Sud, et les régions de Lombardie et de Vénétie en ce qui concerne l’Italie. Eux aussi doivent rester à leur domicile pendant une période de quatorze jours, correspondant au délai maximum d’incubation de la maladie. Les étudiants concernés ont été informés par mail de cette mesure d’isolement. 48 étudient à Paris et les autres dans les diverses antennes hors la capitale : Reims, Nancy, Poitiers, Dijon…

LIBERATIONSource : liberation