Coronavirus : la qualité de l’air en hausse depuis le début du confinement

world top buzz

worldtopbuzz.com

Si ces dernières semaines n’ont pas vraiment été très joyeuses, alors que l’ensemble des Français sont enfermés chez eux afin d’endiguer l’épidémie de Coronavirus, il reste encore quelques bonnes nouvelles pour nous faire à nouveau positiver. Et pour cause, ce confinement général pas toujours très bien vécu par nos concitoyens a toutefois quelques avantages, et pas seulement en ce qui concerne la baisse de la propagation du Covid-19. Airparif, l’organisme chargé d’évaluer la qualité de l’air à Paris a en effet relevé une nette amélioration de cette dernière, de l’ordre de 20 à 30 % dans l’ensemble de la capitale. Une évolution qui s’explique par « une baisse des émissions de plus de 60 % pour les oxydes d’azote », selon un communiqué.

Logique me direz-vous, alors que la circulation automobile s’est réduit comme peau de chagrin, les voitures ayant déserté les rues parisiennes, restant sagement garées sur les places de stationnement. D’ailleurs, l’organisme tient justement à le rappeler dans son communiqué « Malgré une augmentation du chauffage résidentiel, cette baisse est liée en grande partie à la forte diminution du trafic routier et aérien ». Ce n’est pas tout, car l’organisme souligne également que le taux de dioxyde de carbone est également en baisse. Pas de surprise, c’est principalement le long des grands axes routiers que la différence se fait le plus ressentir, alors que la qualité de l’air n’avait pas été aussi bonne depuis 40 ans. De là à donner des idées à Anne Hidalgo, qui souhaite réduire toujours la place de la voiture dans la capitale ? Sans aucun doute, alors que la maire sortante souhaite faire de Paris une ville 100 % cyclable. 

Une première semaine médiocre

Pourtant, la première semaine de confinement n’était pas aussi bonne en termes de qualité de l’air, comme l’affirme la directrice d’Airparif, Karine Léger, à nos confères de 20 Minutes « La semaine dernière, ce n’était pas aussi bon qu’on aurait pu espérer, mais ça aurait pu être pire. En fait, nous étions partis pour faire face à un épisode de pollution ». Un résultat dû à de nombreux facteurs, alors que la circulation automobile avait quant à elle déjà considérablement diminué. Le vent faible, ainsi que la hausse de l’utilisation du chauffage particulier et des feux de cheminée à cause du confinement ont en effet contribué à cette mauvaise qualité de l’air, de même que la poursuite des activités agricoles. Par ailleurs, Airparif a souligné dans un communiqué qu’ « une météo printanière favorise actuellement les réactions chimiques avec la formation de particules, dites « secondaires », à partir de gaz ». Parmi eux, le dioxyde d’azote, lié au chauffage, et l’ammoniac, issu de l’agriculture.

Le prolongement du confinement, et donc la quasi-disparition de la circulation automobile devrait faire perdurer cette bonne qualité de l’air, dont certains chanceux disposant d’un jardin pourront profiter durant cette période. Celle-ci pourrait durer encore quelques temps, alors que le conseil scientifique table sur une quarantaine de six semaines afin d’endiguer la propagation du Covid-19.

 A lire également sur Auto-Moto.com : 

Découvrez Reste chez Toi, le nouveau site spécial confinement

Coronavirus : les contrôles de police ne sont plus visibles sur Waze

Coronavirus et confinement : a-t-on le droit de circuler en voiture ?

Source : Auto Moto