Le coronavirus expliqué aux enfants : qui est confiné dans le monde ?

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Article publié le 27 mars 2020.

Depuis le 17 mars, la France est confinée. De ta fenêtre, tu vois les jours passer en attendant de pouvoir enfin mettre le nez dehors… Ça te consolera peut-être un peu de savoir qu’un autre enfant ressent aussi forcément ça à l’autre bout du monde. Tiens-toi bien : plus d’un tiers des habitants de la planète doivent rester chez eux à cause de ce satané virus ! Plus de 3 milliards de personnes vivent donc la même situation que toi en ce moment.

Le Covid-19 voyage beaucoup : il touche au moins 175 pays, sur les cinq continents. Comme il n’y a ni médicament ni vaccin pour lutter contre ce virus, différentes mesures ont été prises dans le monde pour protéger les gens : sorties très limitées, regroupements interdits, fermeture des commerces ou des frontières.

Confinement général

Plus de 40 pays ou territoires ont mis en place un confinement général de leur population. Ça veut dire que tous les habitants ont l’obligation de rester chez eux. Les sorties sont seulement autorisées pour aller travailler, faire des courses ou aller chez le médecin. C’est le cas dans plusieurs pays d’Europe comme en France, en Belgique, en Espagne, en Grèce, au Royaume-Uni ou encore en Italie (le pays le plus touché au monde par ce virus).

Déplace vers la droite et vers la gauche la barre située au milieu de l’image. Tu verras alors le Colisée, à Rome (la capitale de l’Italie), avant l’épidémie et depuis le confinement, en mars.

Photos Dani Salva. VWPics. Universal Images Group. Getty Images et Flippo Monteforte. AFP

L’Inde, le deuxième pays le plus peuplé au monde après la Chine, a aussi pris cette décision mercredi. Ça représente 1,3 milliard d’habitants quand même ! C’est la même chose en Argentine, en Colombie, en Nouvelle-Zélande, en Tunisie ou encore en Afrique du Sud.

Déplace vers la droite et vers la gauche la barre située au milieu de l’image pour voir cette photo de Bombay, en Inde, avant l’épidémie et depuis le confinement, en mars.

Photos Francis Mascarenhas. Reuters

Pas de confinement général

Plusieurs pays comme la Russie, l’Iran, l’Allemagne et le Canada, ont seulement appelé leur population à rester chez elle, sans que ce soit une obligation. En revanche, certains Etats, régions ou villes de ces pays ont quand même décidé d’obliger tous leurs habitants à rester chez eux, ou au moins les personnes les plus âgées.

Au Brésil, le président, Jair Bolsonaro, refuse le confinement de sa population. Il dit même que le virus est une «petite grippe», ce qui est faux. Plusieurs Etats et villes de son pays ont malgré tout décidé de s’isoler. C’est la même chose aux Etats-Unis : près d’un Américain sur trois est enfermé chez lui. C’est obligatoire dans l’Etat de New York ou en Californie, alors que le président Donald Trump est contre. Il préfère protéger l’économie : quand des entreprises ferment, on perd forcément de l’argent.

NEW YORK, UNITED STATES - 2020/03/22: Nearly empty of cars and pedestrians at 42nd street in Manhattan due to the pandemic COVID-19. (Photo by Lev Radin/Pacific Press/LightRocket via Getty Images)

Une rue de New-York, aux Etats-Unis, le 22 mars. Il n’y a personne, c’est impressionnant ! Photo Lev Radin. Pacific Press. LightRocket. Getty Images

Enfin, au moins 18 pays ou territoires ont mis en place des couvre-feux. Ça veut dire que les habitants peuvent sortir la journée mais pas le soir. C’est notamment le cas en Égypte, au Mali ou en Arabie Saoudite.

À l’inverse, les habitants de la province chinoise du Hubei, d’où la pandémie est partie, peuvent enfin se balader tranquillement dehors après plus de deux mois de confinement. La raison ? Le nombre de nouvelles contaminations se réduit enfin ! Les résidents de Wuhan, la ville chinoise la plus touchée, devront eux attendre le 8 avril pour reprendre une vie normale. Ça donne un peu d’espoir, non ?

Rédaction Cécile Bourgneuf Illustrations Laure Lacour Iconographie Isabelle Grattard

Source : liberation