Après le Covid, « il faudra en finir avec le mépris de classe au sein de nos écoles »

Pour penser le monde d’après le confinement, le philosophe Bruno Latour a imaginé un questionnaire que « l’Obs » a décidé de soumettre à des personnalités de tous horizons. Voici les réponses de Rodrigo Arenas, coprésident de la principale fédération de parents d’élèves (FCPE).

DOSSIER. Hulot, Pécresse, Piketty, Kocher… 25 personnalités imaginent le « monde d’après »

Quelles sont les façons de faire d’avant le confinement qui devraient être transformées ? Et que doit-on faire pour encourager ces changements ?

S’il y a un comportement que j’aimerais voir disparaître de nos écoles, c’est le mépris ou, au mieux, l’invisibilisation dont souffrent les personnels techniques. A la rentrée, quand les chefs d’établissement présentent les équipes aux familles, ils citent les enseignants, les CPE, éventuellement les infirmières, mais jamais ceux qui nettoient, nourrissent, entretiennent. Comme s’ils ne faisaient pas partie de la communauté éducative…

On en voit hélas les conséquences tous les jours. Beaucoup de gamins ne respectent pas l’espace collectif, considérant que les petites ou grandes dégradations qu’ils commettent seront réparées comme par miracle. En temps normal, c’est déjà problématique d’un point de vue sanitaire, mais en période de pandémie, cela devient carrément rédhibitoire.

Le problème c’est que ces travers ne viennent pas de nulle part. Notre école est un temple du savoir abstrait, de l’érudition, qui nie à la fois le rapport au corps et la dignité du travail manuel.

Source : nouvelobs

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