Polémique sur l’hydroxychloroquine : un collectif d’avocats attaque afin d’élucider « une part de mystère »

l’essentiel Le collectif d’avocats MySmartCab.fr a lancé ce vendredi une vaste action collective baptisée « Le droit de soigner et d’être soigné » qui pourrait regrouper plusieurs milliers de demandeurs. Elle a pour objectif de « comprendre les événements contradictoires que nous avons vécus » lors de la crise du coronavirus.

Après le lévothyrox, et les compteurs Linky, l’avocat toulousain Christophe Lèguevaques s’attaque au problème de l’hydroxychloroquine et de son utilisation (ou non) dans le traitement du Covid-19. Avec deux confrères avocats du barreau parisien (tous membres du collectif MySmartCab.fr), il lance une action collective nommée « Le droit de soigner et d’être soigné ». Elle est entrée dans sa phase active vendredi, à 19 heures.

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Cette nouvelle action collective se décline en trois temps, lesquels?

L’objectif de la première action vise à faire annuler le décret qui interdit aux médecins généralistes de prescrire de l’hydroxychloroquine. Jusqu’au mois de mars, ils en avaient le droit, mais depuis la crise, c’est désormais réservé aux médecins hospitaliers. Les généralistes ont fait des études, ils sont responsables de leur choix. Ils n’arrosent pas un champ, mais traitent une personne qu’ils connaissent bien. Pourquoi leur retirer la liberté fondamentale de pouvoir prescrire ?

« Dans cette polémique autour de l’hydroxychloroquine, il y a une part de mystère qu’il convient d’élucider, au nom de la science et au nom du respect dû aux citoyens », selon l’avocat toulousain Christophe Lèguevaques.

Dans un second temps, nous avons prévu de demander, en justice, aux acteurs privés et publics la communication de documents et d’informations permettant de vérifier les différentes déclarations. Nous avons relevé des contradictions ou des omissions qui remettent en cause les conclusions péremptoires. C’est une phase de clarification nécessaire. Les masques, par exemple. Des documents officiels devraient permettre de savoir où ils étaient, dans quelle quantité, dans quel état, qui en a commandé, etc. Ces éléments permettraient de mettre fin à la polémique et seraient des preuves judiciaires fortes.

La dernière action est « secrète ». Nous voulons innover et faire sortir du bois les responsabilités de personnes haut placées.

Comment allez-vous financer ces procédures ?

Les gens n’ont pas forcément les moyens de se lancer dans des procédures. Là, nous avons mis en place un système d’abonnement à un journal (la première offre est à 3,50 €/mois pendant un an) qui permet d’avoir des informations, mais aussi de générer des fonds de soutien pour les procédures. L’action collective a été lancée il y a moins de 24 heures et les compteurs affiche déjà 2 500 personnes.

Après le lévothyrox, l’hydroxychloroquine… Que répondez-vous aux personnes qui vous accusent de faire feu de tout bois?

On m’a demandé d’intervenir sur ce dossier, j’ai accepté. Je ne suis pas médecin, je ne sais pas sauver des vies. En revanche, je peux rendre service en faisant du droit. Je mets mon temps de cerveau disponible au service de la collectivité. Certains commencent même à dire que je suis un peu complotiste… Je suis d’accord avec Baudelaire lorsqu’il constate que « la plus belle ruse du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ». J’ai l’impression que la prolifération des complots sert à décrédibiliser les légitimes questions qui doivent se poser sur les liens d’intérêts entre les industriels, les scientifiques et les politiques.

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